Le rapport décrivant l’atroce traitement des résidents de certains foyers de longue durée de la région de Toronto dévoilé mardi continue de faire couler beaucoup d’encre partout en Ontario. Si certains pressent le gouvernement d’agir, beaucoup d’aînés se demandent comment on a pu en arriver là, mais surtout quelle place leur est réservée dans notre société.

WELLAND – Depuis le début de la pandémie, le macabre compteur de Santé publique Ontario égrène les décès quotidiens dans les foyers de soins de longue durée. Dans ces centres surmédicalisés que l’on pensait à l’abri du pire, 1 400 résidents ont succombé au virus, partout dans la province. Près de la moitié ont, à un moment ou un autre, laissé entrer le virus. Mais l’unique foyer francophone du Niagara, qui a été l’un des premiers à interdire les visites, a réussi jusqu’à présent à déjouer l’éclosion.

Un centre de soins de longue durée dans le Niagara a lancé trois initiatives pour ne pas couper leurs résidents du monde pendant la crise de la COVID-19. Les aînés peuvent recevoir un appel sur une tablette électronique à différentes heures, par exemple.

Blanche Blais a 98 ans. Le contact physique avec ses proches lui manque.

Lundi, l’annonce du décès de neuf aînés dans une résidence à Bobcaygeon a fait l’effet d’une bombe. Hier, la médecin hygiéniste en chef ajointe de l’Ontario, Barbara Yaffe, confirmait la présence du coronavirus dans dix résidences de la province. Autant de nouvelles qui poussent les personnels soignants des établissements francophones à une surveillance renforcée.